« Il existe un phénomène Irvin Yalom. Cet ancien professeur de psychiatrie à l'université Stanford, bientôt octogénaire - il est né en 1931, à Washington, de parents russes -, est une star reconnue aux Etats-Unis. Le New York Times l'a surnommé "le Shéhérazade du divan" pour ses talents de conteur qu'il met au service des thérapies. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages et alterne fiction et non-fiction. »

Son roman le plus célèbre, Et Nietzsche a pleuré (2007, repris en avril au Livre de poche), où il imagine et décrit une rencontre et une joute verbale entre Freud et Nietzsche, l'a propulsé au firmament des ventes en Allemagne, en Espagne et en Grèce, et l'a fait découvrir en France, où Emmanuelle Collas, qui dirige les éditions Galaade, a entrepris de publier tous ses livres. Elle entend faire de ce connaisseur de la nature humaine, qui passe avec une facilité déconcertante de Schopenhauer à Epicure, de ce "grand guérisseur des coeurs brisés", l'auteur phare de sa petite maison d'édition, créée en octobre 2005.

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Par sa justesse et sa sobriété, En plein coeur de la nuit présente des traits communs avec L'Ami retrouvé, de Fred Uhlman. Dans les deux cas, il y a une rédemption au bout du parcours. Mais dans le récit d'Irvin Yalom, un charme supplémentaire se dégage de la réminiscence proustienne avec laquelle s'opère la réconciliation avec le passé. » – Alain Beuve-Méry, Le Monde, daté du 7 mai 2010.