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« Quel sens cela a-t-il d’habiter une couleur de peau ? »

Au moment où les questions d’identité et d’intégration hantent les sociétés occidentales, Alain Foix propose une déconstruction originale de la langue et des représentations qu’elle implique.

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« le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face »


Geneviève Delaisi de Parseval consacre, dans Libération, le compte-rendu ci-dessous au nouveau livre d’Irvin Yalom, Le Jardin d’Epicure. Regarder le soleil en face :

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« Tout est éparpillé, dispersé aux quatre coins du monde... »


Adieu Zanzibar, le second roman d'Abdulrazak Gurnah (après Près de la mer, Prix RFI Témoin du monde 2007), chroniqué par Chloé Brendlé dans Le Matricule des anges :

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« II est des premiers romans... »


Sandrine Maliver, libraire chez Sauramps à Montpellier, nous parle du premier roman de Marie Casanova, Et l'odeur des narcisses :

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Édouard Glissant : « Obama rattrape l’histoire américaine »


Entretien dans Les Inrockuptibles – par Anne Laffeter, 28 octobre 2008

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Soirée rentrée littéraire, le 23 septembre 2008.


Le 23 septembre 2008, Emmanuelle Collas présentait la rentrée littéraire de Galaade à un public nombreux réuni dans une ancienne filature du 7e arrondissement. Extraits :

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Un rêve plus vrai que nature : Bernhard, de Yoel Hoffmann

Bonjour,

C'est avec un immense plaisir que nous avons découvert les réactions suscitées par la publication, ce printemps, du roman de l'israélien Yoel Hoffmann, Bernhard. Je vous livre, ci-dessous, quelques unes des lectures de ce très beau texte, traduit de l'hébreu par Sylvie Cohen.

« Le Salon du Livre nous a donné l'occasion de découvrir un petit bijou. Texte onirique et singulier, Bernhard est le premier roman traduit d'un auteur né en 1937, méconnu en France : Yoel Hoffmann […]. Se non è vero, è ben trovato... Ce glissement permanent entre fantasme et réalité est typique de son style. Toutes ces volutes de la mémoire et du rêve sont la matière même de Bernhard. […] On ressent à sa lecture une sorte de vertige cosmique, et l'on goûte le déploiement du monde sur le mode épiphanique. »
Sean-James Rose, Numéro, mai 2008.

« Bemhard, de Yoel Hoffmann, est un livre puissant, inattendu. Exigeant aussi. […] Comme chez Oz, toute une société se met en place, avec ses figures, ses points de fuite, ses mœurs, sa culture, son histoire, la guerre. Tous les épisodes s'articulent en courts chapitres, comme des récits tirés de la Bible. De l’intimité, de l'angoisse et des questions de Bernhard – grand lecteur des philosophes – à la grande scène du monde, il n'y a pas discontinuité. »
Patrick Kéchichian, Le Monde des Livres, 14 mars 2008.

« Un roman peu conventionnel, entre-deux entre la prose et la poésie tout autant que magistrale réflexion sur l'identité et l'exil. »
Vanesse Postec, La Croix, 13 mars 2008.

« Au bout de ces 172 brefs chapitres qui s'égrènent en tableaux vivants, à la fois empreints de langueur nostalgique et pleins de cocasserie, on éprouve un certain vertige, comme ébloui par un rêve plus vrai que nature. »
Sean-James Rose, Livres Hebdo, 7 mars 2008.

Très bonne lecture,

Emmanuelle Collas.

 

 

Trudi ou l'image de l'Autre sous le régime nazi

« Trudi Montag grandit dans un petit village d'Allemagne, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Naine, elle apprend peu à peu à survivre à la violence du regard des autres. Mais en des temps troublés, le pire reste à venir… Ursula Hegi dresse le tableau lyrique et foisonnant d'une communauté ordinaire aux prises avec le mal. Bouleversant. » Sophie Pujas, Transfuge, automne 2007.

Si vous avez aimé Les Disparus de Daniel Mendelsohn ou Seul dans Berlin de Hans Fallada, je vous recommande la lecture de Trudi la naine d'Ursula Hegi.

« Trudi m'autorisait à montrer les choses que personne ne voulait voir. » Ursula Hegi.

Pour mieux connaître l'auteur de ce grand roman, un entretien exclusif de Sophie Pujas sur le site du magazine Transfuge.

Bonne lecture.

Emmanuelle Collas.

 

 

Yalom, Nietzsche et Lou Andreas Salomé ou le psy bourreau de l'amour

Irvin Yalom, ce psy pas comme les autres, commence à être connu en France.

Après Apprendre à mourir. La méthode Schopenhauer, Le Bourreau de l'amour. Histoires de psychothérapie et Mensonges sur le divan, Galaade a publié Et Nietzsche a pleuré, cette histoire entre philosophie et fiction, entre un patient extraordinaire et un médecin talentueux, entre Nietzsche et le père de la psychanalyse, sous l'égide de l'impétueuse Lou-Andreas Salomé.

Vous pouvez retrouver Irvin Yalom dans un entretien privilégié avec ses lecteurs dans le magazine Psychologies de décembre.

Je vous en souhaite bonne lecture.

Emmanuelle Collas.

 

 

Pour que circulent les mots de Patrick Chamoiseau et d'Edouard Glissant

Editrice, mais aussi citoyenne, je vous adresse ces quelques mots.

Le 4 octobre 2007 est paru aux éditions Galaade le texte d’intervention Quand les murs tombent. L’identité nationale hors-la-loi ? Je sais que vous êtes de vrais lecteurs, à la fois découvreurs et passeurs. C’est à ce titre que je m’adresse à vous.

Pour rappel, quelques dates :
Le 4 octobre 2007, Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau réagissent à l’inauguration du ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement et lancent un appel contre « les murs » qui aujourd’hui menacent la relation à l’autre.
Le 22 octobre, l’Assemblée nationale adopte le projet de loi sur la maîtrise de l’immigration, doté de l’amendement ADN.
Le 8 novembre, Brice Hortefeux annonce 18 600 expulsions d’étrangers en situation irrégulière depuis le début de l’année 2007.
Le 15 novembre, le Conseil constitutionnel valide le recours aux tests ADN.

Quand les murs tombent. L’identité nationale hors-la-loi ? écrit par Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau a la force d’un authentique texte littéraire. C’est un texte court et modéré, même s’il est né d’une indignation. 32 pages pour penser ce que signifie le débat actuel sur l’identité nationale. 32 pages pour sortir ce débat de l’impasse idéologique.

Je vous le confie. À vous de lire et de me dire.

Emmanuelle Collas.